Questions fréquentes

Qu’est-ce que le fédéralisme mondial?


Le fédéralisme mondial est un système politique dans lequel les gouvernements locaux traitent de questions locales, les gouvernements nationaux traitent de questions nationales, et un nouvel échelon, le gouvernement mondial, traite de questions mondiales. Au niveau mondial, il y aurait un corps législatif, le parlement mondial, élu directement par les citoyens du monde entier, un corps exécutif capable d’agir, et un corps judiciaire indépendant. Ce gouvernement mondial ne remplacerait pas les États-nations souverains, mais leur serait plutôt complémentaire et travaillerait avec eux, traitant d’enjeux mondiaux uniquement si ceux-ci ne sont pas mieux gérés aux échelons inférieurs.




Pourquoi le fédéralisme mondial?


Il nous faut un fédéralisme mondial afin de répondre efficacement aux problèmes mondiaux que sont les changements climatiques, les pandémies, la pauvreté et la guerre. Si nous trouvons ces problèmes si difficiles à résoudre actuellement, c’est que le monde est gouverné telle une compétition entre nations, plutôt que par les intérêts communs du monde entier. D’ailleurs, les gouvernements nationaux savent généralement quelles actions seraient meilleures pour toute l’humanité, mais ne les prennent pas de peur d’affaiblir leur propre position au sein de la communauté internationale. Au coeur de ce dilemme, la souveraineté nationale illimitée. Dans une fédération mondiale, avec un gouvernement mondial pour des enjeux mondiaux, non seulement serait-il possible de prévenir et résoudre de nombreuses crises mondiales, mais il serait possible de lancer d’ambitieux nouveaux projets. La montée du nationalisme dans le monde pourrait laisser croire qu’une fédération mondiale est inatteignable, mais l’humanité ne peut pas continuer à vivre ainsi pour toujours. Le choix est simple: ou une gouvernance mondiale efficace, ou le spectre de la catastrophe écologique. Notre système actuel de coopération internationale fut instauré en réaction au carnage des deux guerres mondiales. Le but des Jeunes fédéralistes mondiaux est d’éviter de refaire la même erreur, c’est-à-dire réformer la gouverner mondiale avant que l’humanité n’endure une autre catastrophe.




Le fédéralisme mondial fonctionnerait-il?


Oui. Plus de quarante pourcents de la population mondiale vivent dans des États-nations fédéraux comme l’Éthiopie, le Pakistan, le Mexique, l’Allemagne et les États-Unis. Les régionalismes en cours dans le monde, comme l’Union européenne, la Communauté d’Afrique de l’Est ou encore la Communauté caribéenne, développent des éléments novateurs de fédéralisme. Les fédérations sont aptes à accommoder différentes cultures, langues, religions et ethnies sur de grandes étendues géographiques tout en résolvant des problèmes communs avec succès. En termes d’échelle, la taille des unités politiques ne fait que croître depuis des millénaires, passant du village à la cité puis à la nation; il ne reste qu’une petite étape à franchir pour atteindre l’unité politique du monde entier.




Comment établir une fédération mondiale?


Les fédéralistes mondiaux s’accordent sur le but d’une fédération mondiale et démocratique, mais divergent sur la façon d’y arriver. Étant donné qu’il est impossible de prédire comment une fédération mondiale arrivera, cette diversité d’opinions et cette flexibilité sont une force pour le mouvement. Les différentes voies vers une fédération mondiale incluent: Réforme graduelle des Nations Unies Les Nations Unies pourraient être réformées petit à petit, en commençant par l’ajout d’une assemblée parlementaire consultative, telle que proposée par la Campagne pour une Assemblée parlementaire des Nations Unies. Au fil du temps sa légitimité démocratique augmenterait et l’Assemblée parlementaire pourrait un jour assumer le rôle d’un véritable parlement mondial au cœur d’une fédération mondiale. Réforme de la Charte des Nations Unies Les Nations Unies pourraient être transformées en une fédération mondiale en un grand bond, par la révision de la Charte des Nations Unies, qui énonce les règles et objectifs de l’organisation. Qu’il s’agisse d’une première étape ou d’une étape plus ultérieure, la refonte de la Charte des Nations Unies sera ultimement nécessaire pour l’établissement d’une fédération mondiale. Ligue des démocraties Les pays libres et démocratiques du monde pourraient former une union. Ainsi, les pays autocratiques auraient alors un incitatif politique et économique à la démocratisation, celui de rejoindre l’union. Un jour, cela pourrait accoucher d’une fédération mondiale. Démocratie mondiale issue de la société civile Un parlement mondial issu de la société civile, existant en dehors du système onusien, avec des élections volontaires, pourrait être créé. Avec l'accroissement de la participation électorale, la légitimité politique du parlement augmenterait également, menant ultimement à une fédération mondiale.




Comment le fédéralisme mondial pourrait-il aider avec...


La paix?
Malgré tous nos efforts en matière de désarmement et de coopération, les relations internationales sont encore régies par le principe de la souveraineté nationale inviolable. Chaque État se réserve le droit de poursuivre ses propres intérêts, au détriment des autres. Un tel comportement devrait être tout aussi inacceptable entre États qu’entre individus.
Le fédéralisme mondial permettrait de résoudre les conflits d’intérêts pacifiquement et durablement par l’application du droit international. Les guerres entre pays pour l’exploitation de leurs voisins deviendraient tout aussi impensables que la guerre entre le Texas et le Wisconsin, entre la Bavière et la Saxe ou entre le Tamil Nadu et le Rajasthan. Le développement durable? La lutte contre les changements climatiques et la mise en œuvre du développement durable dépendent actuellement de traités internationaux difficiles à faire respecter. Il est dans l’intérêt de chaque nation de ne pas faire le premier pas, car elle se retrouverait ainsi désavantagée dans l’économie mondiale. Cette approche s’est avérée inefficace, comme le montrent les températures mondiales moyennes toujours à la hausse et la destruction continue d’écosystèmes. Seule une gouvernance mondiale efficace s’appuyant sur une législation contraignante saurait limiter les émissions de gaz à effet de serre et ne pas surcharger les capacités de notre planète. La pauvreté? Selon le Global Peace Index (Indice mondial de la paix) de 2020, la violence coûte plus du dixième de la production annuelle de richesses mondiale. Par ailleurs, un méli-mélo de réglementations fiscales incite les entreprises multinationales à exploiter des failles dans la loi afin de profiter de paradis fiscaux, et ce juste pour rester compétitif dans notre économie mondialisée. Avec moins de dépenses militaires, et une imposition internationale plus juste, il y aurait assez d’argent pour garantir l’égalité des chances autour du globe. Le progrès? Un système de coopération mondiale permettrait de financer des projets qui font avancer l’humanité entière. L’exploration spatiale, la recherche médicale, les échanges culturels ou encore le développement économique pourraient tous bénéficier d’un droit mondial contraignant, d’une gouvernance démocratique et d’un sentiment partagé d’appartenance à l’humanité qui viendraient avec une fédération mondiale.




Quels sont les risques du fédéralisme mondial?


La tyrannie L’idée d’un gouvernement mondial éveille la peur d’une tyrannie planétaire. En tant que fédéralistes mondiaux, nous ne sommes pas en faveur d’un État mondial unitaire qui pourrait abolir les nations et concentrer tous les pouvoirs. Pour contrer ce risque, nous prônons la conservation de la souveraineté des pays quant aux questions qui sont d’ordre national, et une coopération sur les enjeux communs au sein de la fédération mondiale. Qui plus est, les démocraties matures savent déjà contrer le risque de la tyrannie, par la séparation des pouvoirs, la primauté du droit, la liberté de presse, entre autres, toutes protégées constitutionnellement. Nous prônons le même genre d’institutions à l’échelle mondiale. Perte d’identité nationale Nous croyons que les identités nationales sont menacées lorsque chaque nation est contrainte à s'attaquer aux mêmes problèmes globaux. Bien que nous prônions une humanité unie et démocratique afin de résoudre des problèmes communs, le fédéralisme garantit que chaque nation ait la liberté de se consacrer à ses enjeux, solutions et identité propres. Il n’y a aucune tension à nos yeux entre appartenance nationale sur des questions nationales et appartenance mondiale sur des questions mondiales. Note Bien qu’aucun système politique ne soit sans risque, l’absence d’un gouvernement mondial pose un risque bien plus grave encore à la survie de la vie humaine sur Terre telle que nous la connaissons.




En quoi est-ce différent des Nations Unies actuelles?


Les Nations Unies sont une organisation internationale, non pas un gouvernement, cherchant à améliorer la coopération entre pays par ailleurs concurrents au sein d’une communauté internationale anarchique. Elles servent de forum pour que les pays puissent se parler, mais comportent de nombreux défauts de conception qui les empêchent d’offrir une gouvernance mondiale de qualité:

  • Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies peuvent à tout moment user de leur pouvoir de veto afin de bloquer toute action, ce qu’ils font souvent;
  • L’Assemblée générale des Nations Unies ne peut pas adopter de législation contraignante et n’a aucun mécanisme à sa disposition pour faire respecter ses résolutions;
  • Les Nations Unies n’ont aucune réelle séparation des pouvoirs, c’est-à-dire entre un exécutif, une législature et une justice;
  • Toute votation est fondée sur le principe “un État, une voix”, plutôt que “une personne, une voix”;
  • Les membres des Nations Unies sont des États, et non des citoyens, et les populations ne peuvent influencer que très indirectement la prise de décision.
Ces défauts structurels font des Nations Unies une organisation où les États ont le dernier mot. Ainsi, il est presque impossible d’agir de façon coordonnée sur des questions pressantes, tels que les changements climatiques, les pandémies, la pauvreté et la guerre. Cependant, dans une fédération mondiale, les États-membres et les individus seraient assujettis à un droit mondial contraignant, adopté par un parlement mondial représentant toute l’humanité.




Les JFM sont-ils à gauche, à droite ou au centre?


Les JFM adoptent délibérément une position ni gauchiste, ni droitiste, ni centriste. Nous sommes en faveur d’un parlement mondial où l’on puisse débattre librement d’idées et de solutions à des problèmes mondiaux, et non en faveur de décisions particulières qui émaneraient dudit parlement. Nous avons hâte de voir des débats internationaux palpitants sur des questions mondiales entre personnes de toutes tendances politiques. Les membres eux-mêmes des JFM ont des opinions diverses et variées sur à peu près tous les enjeux mis à part le fédéralisme mondial. Nos membres comportent des conservateurs, des socialistes, des libéraux, entre autres. Nous débattons vigoureusement entre nous, tout en restant unis quant à notre défense du projet d’un gouvernement mondial fédéral et démocratique.





© 2020 Young World Federalists

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